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Kpecehwe > Success Stories > Chroniques > Chronique du mois de juillet 2023
  • Mellon Pr. DJIVOH
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Comme moi, vous êtes certainement fan d’un très beau panorama. J’en suis plus que fier, et mieux reconnaissant à l’endroit de nos braves collaborateurs à la tête desquels se trouve l’infatigable Mr Léon. La mise au propre donne à voir le bel espace à contempler. L’enjeu n’est pas seulement la question de l’extase d’un moment ; mais aussi la possibilité d’offrir à l’esprit de quoi s’élever pour admirer ce que l’environnement végétal laisse transparaitre de sa beauté, grâce à la contribution de l’homme. Du point de vue de l’utile, l’opportunité est d’implémenter la culture du soja, sans oublier de mettre les plants de jeunes palmiers, là où il y avait des manquants. Que souhaiter encore sinon un constant « duc in altum » qui ne veut pas signifier une simple croissance ou élévation, mais un ravissement de joie et de bonheur, pour la grâce d’avoir pu apporter la petite pierre à la beauté de la nature, et surtout à la félicité de tous.

Par peur de surcharger d’évènements la Chronique de juin, nous avons reporté à dessein, pour ce mois-ci, certaines activités. Il s’agit principalement de la récolte des champs de manioc avec des résultats plus que satisfaisants: plus d’une tonne de tubercule. Après avoir cédé 2 mesures de tricycle bien rempli (soit près 900 Kg dont l’unité est à de 40.000 Fr CFA), le supplément a été ramené à la maison en vue de la transformation en gari, pour l’alimentation domestique ainsi que pour les ouvriers journaliers.

 

Ci-contre, nous avons initié le processus de la confection du gari. Après l’épluchage des tubercules bien lavés, on passe au râpage des racines de manioc pour obtenir une pâte ou pulpe. Puis, comme le montrent les deux images affichées ci-dessous, vint l’étape du pressage et de la fermentation. Le dernier point du processus, après le tamisage, est la torréfaction. Le fruit de cette transformation a généré 110 kg de Gari.

Dans le sillage des activités du mois dernier, il faut apprêter le champ pour la mise en terre des plants nouvellement acquis. Il s’agit du flanc des coteaux que nous n’avions pu jamais occuper, sans oublier le domaine restant dans la zone marécageuse. Ces activités occupent nos collaborateurs en ces jours. On connait la célèbre maxime attribuée au philosophe stoïcien Sénèque (+ 65 ap. Jésus Christ) sur le temps « nullum temporis pretium » (Voir son ouvrage « De la brièveté de la vie »), voulant dire qu’il n’y a rien de plus précieux que le temps qui s’écoule rapidement ou surtout perdu dans des choses futiles. La tâche se fait urgente à cause du dérèglement climatique qui ne laisse place à aucune raisonnable prévision. La saison de pluie peut s’estomper à tout moment. La mise en terre de ces trois cents pieds de jeunes plants marque une étape décisive dans l’histoire de la ferme. Nous occupons ainsi tout l’espace disponible pour nous consacrer dorénavant à l’entretien des plants et surtout à leur préservation contre les rongeurs. Là aussi, la veille est de mise afin que le fruit de nos labeurs ne soit pas rendu vain par ces prédateurs impitoyables. Si au bout de deux ans nous parvenions à sauvegarder la majorité des plants, nous pouvons nous réjouir d’avoir gagné un bon pari.

 

 

L’initiative de la plantation d’eucalyptus se poursuit au cours de ce mois. Nous avons pu disposer encore de près de 1000 pieds auprès de notre généreux fournisseur. Qu’il soit béni de la part du Seigneur.

 

Sur les photos, vous verrez des plants dans une jarre en argile. Ce sont des plants de Ahowé en fon (petit- colas en français) ou du nom scientifique de Garcinia, un fruit très prisé pour ses vertus thérapeutiques. Du lot des fruits que s’est procuré Mme Sidonie DJIVOH pour la consommation, certains ont germé.  Elle a eu la géniale idée de nous les proposer. Nous les avons remis en sachets pour procéder plus tard à leur mise en terre.

La diversification des disponibilités fruitières serait dans quelques années un atout non négligeable pour la ferme. Cette espèce, de la famille des Clusiaceae (autrefois Guttiferae) occupe au Bénin la troisième place parmi les 106 espèces menacées. Elle subit des menaces d’ordre anthropique et climatiques (cf. Garcinia kola phenophases in Benin: Influence of phytodistrict and age of subjects | Revue Marocaine des Sciences Agronomiques et Vétérinaires (agrimaroc.org).

Outre les apports aphrodisiaques, le fruit traiterait des pathologies comme les troubles de ventre, hypertension artérielle. Il diminuerait le fort taux de graisse dans l’organisme, et se révèle un remède efficace contre la gonorrhée « ou la chaude pisse ». On lui attribue aussi la vertu pour résoudre les problèmes liés au trouble de vision, tout cela à condition bien sûr de veiller à une consommation modérée. Sinon, l’excès produit des conséquences funestes. Il faut aussi savoir que la Garcinia cola contient une forme de caféine ; pour cela, il est fortement déconseillé aux personnes souffrant d’affection cardiaque ou de diabète.

Après avoir jeté un regard sur l’état actuel du champ de maïs, vous pourriez apercevoir les premières semaines de germination des pieds de concombre. Si le prix à la vente est intéressant, nous céderons la récolte au marché de Porto-Novo. À défaut, elle sera offerte en partie aux amis et servira surtout de nourriture à nos porcs à titre de légumes.  C’est aussi un bon complément alimentaire pour les moutons, car le concombre contient de la vitamine K, du bêta-carotène et des antioxydants. La ressource en eau soit 90 % d’eau, est idéale pour le rafraîchissement de ces bêtes, en particulier lors des périodes de chaleur torride. L’antioxydant renforce la défense immunitaire.

 

 

Auteur : Mellon Pr. DJIVOH
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