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Kpecehwe > Success Stories > Chroniques > chronique du mois de janvier 2026
  • Mellon Pr. DJIVOH
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L’image affichée rappelle bien de souvenirs d’enfance à Ekpè. Pourtant, nous sommes bien à Adjohoun! Nous avons recueilli quelques pommes d’anacarde. La productivité est bien en deçà de celle de zones propices pour ces fruitiers. Mais la joie ressentie est immense avec ces quelques amandes. Que de réminiscences affleurent à notre esprit : ces randonnées dans notre grand champ d’anacardiers afin de déguster la douceur de la pulpe. La graine passée au feu servait à passer d’agréables moments récréatifs, les goûters des dimanches après-midi. On ne peut passer sous silence, les jeux où le prix consistait à gagner le plus d’amandes chez l’adversaire.

Le retour au pays à la fin du mois de décembre est plus qu’utile afin d’apprécier le travail abattu et surtout pour projeter les activités de l’année nouvelle. Cette fois-ci, ce fut la pose de la toiture aux enclos de la nouvelle porcherie : quatre espaces bien aménagés, lesquels ont aussitôt réceptionné les deux premiers porcelets de race. Notre fournisseur nous en a promis deux autres pour la fin du mois de février. Puis, suivra un verrat provenant d’un autre enclos afin d’éviter les problèmes de consanguinité. Une nouvelle dynamique se met ainsi en marche, marqué par le renouvellement des variétés dont nous disposons jusqu’à présent. Ce changement s’impose, tenant compte du temps entre la naissance des porcins et leur engraissement, une durée impacte négativement la rentabilité. Avec les nouvelles infrastructures aux normes, c’est à dire des espaces adéquats, et de conséquentes formules d’alimentation, l’avenir sera plus radieux.

Le mois de janvier a aussi servi à la récolte du riz. Une première expérience bien concluante sur terre ferme. Malheureusement, nous ne disposons plus que de petits espaces. Sur le même périmètre, nous venons de semer du maïs contre saison.  Ayant constaté après la récolte que le sol était encore trempé d’eau, à l’opposé des autres espaces déjà secs, nous avons envisagé la solution d’une autre culture vivrière. Nous ne savons pas si le choix du maïs respecte la rotation des cultures propices à l’enrichissement du sol et à sa fertilité.

La moisson a été très abondante pour le maïs. Après les usages domestiques, nous nous en servirons également comme provende des porcs. Pour les gens, cela peut sembler un blasphème, vu l’apport de cette céréale dans l’alimentation humaine de base. Pour doper la nouriture des porcs en 2025, nous avons acheté du sogho, à la place du maïs. Cette année, notre production compensera cette dépense.

Un autre motif de satisfaction a été la récolte des noix de palme. La surprise fut de taille.  Après l’extraction, nous avons franchi, pour une première fois, la barre des deux tonnes, d’un seul coup: une performance à saluer. Si la dynamique se poursuit, l’année sera celle de record en productivité. Seulement, le problème est de faire face au coût de productivité. La main d’œuvre devient rare (surtout parmi les grimpeurs) et aussi chère. C’est la loi de l’offre et de la demande. Puis, en cette période, l’huile est à son plus bas prix. En une dizaine de jours le cours a chuté de plus 30 %. Face à cette situation, le producteur doit honorer les frais de production, et prendre son mal en patience en attendant une éventuelle remontée des prix. C’est un exercice de difficile équilibre lorsque le budget à disposition est limité.

Auteur : Mellon Pr. DJIVOH
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