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  • Mellon Pr. DJIVOH
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Dans la Chronique de décembre 2023, nous annoncions un partenariat avec l’association « Cœur de mère » de Porto-Novo, qui intervient dans le champ de la protection des enfants non-désirés, le soutien de l’enfance vulnérable et l’autonomisation des filles-mères (voir www.coeurdemere.org). Ce champ de coopération s’est bien acté au fil des années. Ces jours-ci, commence une nouvelle étape, celle de l’accueil à Adjohoun pour un temps de vacances de quelques bénéficiaires et des accompagnateurs. C’est la concrétisation par avance des finalités du futur centre « Refuge de paix » que nous allons implanter à côté de la ferme. Il servira tant pour le bien être tant spirituel que psychoaffectif des familles, des groupes, et surtout des jeunes et des enfants. Cette fois-ci, c’est la petite demeure de la ferme qui a servi de cadre d’accueil. Dans quelques années, sera construit l’édifice dédié à ces gens d’activité, et doté de structures adéquates. Cette initiative de l’association confirme que ce projet s’inscrit dans le plan de Dieu et nous convainc que Lui-même nous aidera pour sa réalisation.

Comment ne pas admirer ces enfants, fidèles observateurs et curieux de découvrir la mise en place d’une technique d’irrigation. Cela pourrait faire naître en eux un jour une vocation, voir un métier. À travers cette initiative c’est un effort de sociabilisation qui se met doucement en place pour que les jeunes générations se sentent solidaires dans la construction de l’unique patrie. Léon a d’ailleurs apprécié leur grand sens de collaboration dans toutes les activités de la ferme. Ils ne se font pas prier pour prêter main forte. Remercions les formateurs qui leur ont déjà enseigné ces premiers gestes simples de la vie en famille où tous apprennent à apporter leur part à la construction du bien-être de tous.

Le mois dernier, La Chronique avait bièvement abordé  la thématique des pintades. Je l’avais présentée comme un secteur que nous souhaiterions développer. La vue de ces gallinacées est destinée à doper notre volonté. Les pintades sont connues pour pondre beaucoup d’œufs. Malheureusement, ces oiseaux se méfient beaucoup des hommes et s’emploient à dissimuler leurs pontes souvent sous des touffes d’herbe. Lorsque l’une d’entre elles est à la phase de la ponte et qu’on la place sous surveillance, quelques minutes d’inattention suffisent pour la perdre de vue, pour la retrouver finalement lorsqu’elle a fini l’opération. Or, les lieux choisis pour une telle opération sont souvent accessibles aux reptiles. D’où la technique est de recueillir au fur et à mesure les œufs et de les placer sous incubation dans une couveuse. Le résultat que vous avez sous les yeux est le fruit de l’endurance de Léon qui ne ménage ni son temps, ni sa patience pour scruter sur tout le périmètre et dénicher les lieux de ponte de ces oiseaux. Ce travail peut prendre de précieuses heures de la matinée, sans issue heureuse.

C’est toujours encourageant de contempler le fruit de ses efforts. La récolte du manioc a été faite. Cette culture avait été couplée de l’agroforesterie. Maintenant, les plants d’arbre pourront pousser librement pour être vendus dans quelques années. C’est un système de rotation du sol qui permet d’une part de l’enrichir surtout quand ce sont les plants d’acacia, et d’autre part d’occuper l’espace afin d’attester qu’il y a un propriétaire. En outre, ceci aide à la délimitation naturelle de l’espace et éviter de fâcheuses discussions inutiles avec les voisins.

 

Léon a commencé à maitriser la procédure de production de pastèques laquelle impose le système du paillage. Celui-ci consiste à couvrir le sol avec des feuilles sèches afin de freiner la rapide l’évaporation de fraicheur provoquée par les rayons de soleil. Grâce à ses meilleures conditions de croissance favorisée par la présence continue de l’humidité, et épargnées de la pousse sauvage des herbes, les plantes bénéficient de conditions optimums pour leur développement ainsi que pour la productivité.

En réalité, il s’agit d’un système bien connu de nos paysans. Je me souviens, comme d’hier, que produisant la tomate dans la zone marécageuse en plein saison sèche, nous nous acharnions, sur stricte recommandation de mon Père, à revêtir les billons de branches sèches pour atténuer l’emprise de la chaleur sur les plants. Certainement, que les nôtres ne savaient pas que cette technique devrait être étendue à toutes les formes de production, en période normale de production qu’est la saison des pluies. De fait les acquis scientifiques sont rarement le résultat d’une soudaine illumination ex nihilo. Ils naissent et se performent sur la base d’observation répétée à problématiser pour en déduire des conclusions durables.

 

Auteur : Mellon Pr. DJIVOH
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